1991-1992

Portraits

FRANCAIS
Giorda provoque parce que, loin d’une dérision commode aux malhabiles, il prend la tradition par la peau, s’y cogne d’homme à homme. Et que le bruit de ce combat empêche le ron-ron-petit-patapon de l’art contemporain de digérer tranquille ses abstractions gratuites. Giorda provoque parce qu’il ose peindre au nom des morts devant les vivants qu’il cite. Et ce n’est pas gratuit. Et ce n’est pas sans frais pour lui-même. Parce qu’il est impossible de se dérober devant l’autre. Devant celui qui fait peur, l’anonyme d’en face, au visage d’énigme, d’horreur ou de folie. Et ce n’est pas sans danger de s’y exposer, provocateur.
G. MORDILLAT / Extrait du texte « L’œil de l’ombre »
ENGLISH
Giorda provokes because, far from handy derision of clumsiness, he takes tradition by the horn, confronts it like a man fighting a man. And he makes sure that the sound of this fight stops the daily routine of the contemporary art from digesting its gratuitous abstractions. Giorda provokes because he dares paint for the living in the name of the dead. And that is not gratuitous. And that is not without cost to himself. Because it is impossible to avoid the other, when you are in front of someone who frightens you, someone anonymous with a face of an enigma, of fear or madness. And it is not without danger to expose yourself to the other, provocateur.
G. MORDILLAT / Extrait du texte « L’œil de l’ombre »
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  • autoportrait

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